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30 décembre 2011

Au revoir...

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Pour des raisons personnelles et après mûre réflexion, j'ai décidé ne de plus écrire en ces lieux...Si certains d'entre vous souhaitent me suivre sur mon nouveau blog, merci de m'en faire la demande...

Merci à tous de m'avoir lue et à bientôt...

 

 

Véronique

07:37 Écrit par Amouraleuse | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note |  Facebook | | |

16 décembre 2011

Ici et là-bas…

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C’est harassant de vouloir te garder à tout prix près de moi…, de te chercher dans chaque regard, dans chaque sourire que je croise…, de te tendre la main, toi qui ne la saisis jamais, de te parler, toi qui ne me réponds décidément jamais…

Assourdissant silence. Cruauté suprême.

Mes souvenirs me tournent le dos, ils perdent courage. Ils ne me suffisent plus de toute façon.

Ces miettes de toi que je récolte du bout des doigts tel un crève-la-faim me laissent une indicible sensation de trop peu…

Je refuse le vide.

Je refuse de croire que les liens qui nous unissent ici, périssent là-bas. Cela n’a pas de sens…ou alors, faut qu’on m’explique ! Que je puisse enfin comprendre et accepter.

Pendant que je crie ici, je ne suis pas certaine que tu m’entendes là-bas…

Pendant que je désespère ici, je ne suis plus certaine que tu m’attendes…là-bas.

La colère ne me quitte pas, je t’en veux encore de me laisser moisir…ici.

Ici, seule. Seule avec mes questions, seule avec ma peine et mes « plus jamais ».

Je reprends malgré tout du poil de la bête, celle qui est en rage. Sauvage et indomptée, indomptable. Celle qui montre ses crocs et rue dans les brancards.

Celle qui abdiquera pourtant, contrainte et forcée par le temps qui passe et qui use.

Celle qui périra sans doute incomprise et insatisfaite. Impuissante. Révoltée.

Celle qui périra ici pour enfin, je l’espère, te retrouver…là-bas.

 

  

Véro (encore et toujours ici)

  

08:53 Écrit par Amouraleuse | Lien permanent | Commentaires (8) | Envoyer cette note |  Facebook | | |

29 novembre 2011

Nue...

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La journée d’hier s’annonçait des plus banales… J’avais prévu de ne pas mettre un orteil dehors sauf pour rendre visite à ma voisine qui a accouché d’une petite fille, il y a à peine deux semaines.

Je n’avais pas l’intention de m’éterniser, juste déposer le petit cadeau et repartir après les félicitations d’usage…mais les choses ont pris une tournure toute différente et ce qui devait être une visite de courtoisie s’est rapidement mué en guet-apens affectif.

 Dès que j’ai posé les yeux sur le bébé, confortablement installé et emmitouflé dans son couffin, le sourire aux lèvres, les yeux bien ouverts sur le monde, j’ai senti que quelque chose se passait en moi, une certaine agitation, une rébellion...

 Le papa m’a demandé si je voulais la prendre. J’ai à peine eu le temps de dire « Non » qu’il l’avait posée dans mes bras et là mon corps n’était plus que frissons, mon armure en acier trempé, un lointain souvenir…

 Un tsunami d’émotions a chamboulé tout mon intérieur que je pensais si bien gardé. Je me suis sentie faible, défaillante, pas bien, maladroite, déstabilisée, vulnérable…Nue. Dépourvue de protection face à ce magnifique petit être. 

 Je lui ai caressé la joue, lui ai souhaité la bienvenue avec une voix tremblante…Je craignais qu’elle ne se mette à pleurer, qu’elle ne ressente ma fébrilité, mais non. Elle a planté ses yeux dans les miens et m’a souri. J’avais dans mes bras l’innocence…celle qui me manque tant.

 Cela a duré dix minutes tout au plus, je suis repartie les larmes au bord des yeux. Il m’a fallu quelques heures pour me remettre de cet instant où je me suis enfin retrouvée…

Mon cœur existe donc toujours…là bien planqué derrière mes sarcasmes et ma grande gueule, derrière ces murs épais que la vie m’a poussé à ériger. Cette forteresse censée être infranchissable comporte donc des brèches.

 Fin d’après-midi, en zappant, je suis tombée sur un film avec Noël en toile de fond et je me suis mise à pleurer devant ce « Tout est bien qui finit bien ».

 J’avoue que j’ai commencé à pester devant ma sensiblerie à deux balles…que j’ai laissé échapper quelques larmes mais j’ai illico dit « stop » aux suivantes qui poussaient au portillon…faut pas déconner !

 Comme quoi, les jours se suivent et ne se ressemblent pas au pays des illusions perdues…

 Allez je vous laisse, j’ai du colmatage à faire de toute urgence !

 

 

Véro

 

11:19 Écrit par Amouraleuse dans Amour, Général | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note |  Facebook | | |

26 novembre 2011

Du pain et du fromage...

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Hier soir, j’ai parcouru mon blog en profondeur, suite à une remarque d’un lecteur qui, bien qu’appréciant mes textes (c’est toujours ça), trouvait qu’ils n’étaient pas très folichons.

 Il faut bien le reconnaître, il a raison ce monsieur. Tout à l’air noir dans ma vie, c’est évident…mais je tiens à rassurer celles et ceux qui pensent que rien ne me comble ou que je suis une personne constamment frustrée, c'est faux ! Bien au contraire, un rien me satisfait…le petit déjeuner de ce matin par exemple. Du pain beurré et du fromage…et me voilà au ciel. Cela peut paraître idiot pour certains mais c’est un réel petit bonheur pour moi, un moment d’apaisement.

 Pourquoi cet état de grâce me direz-vous ? Eh bien, cela remonte à ma petite enfance…période durant laquelle j’ai connu la faim. Pas le petit creux d’avant-midi, la faim, la vraie, celle qui fait mal physiquement…mais j’avais de la ressource.

 Je pense que tous les enfants ont cette force en eux, cette faculté d’adaptation jusque dans les situations les plus extrêmes (et là, je sais de quoi je parle). Donc, je m’adaptais et je me nourrissais par procuration…via l’écran de la télévision et plus précisément devant les épisodes d’Heidi, cette gentille petite fille des montagnes qui dévorait du pain et du fromage et qui semblait si heureuse…Ces images avaient le pouvoir de soulager ma douleur et de me faire patienter jusqu’à la prochaine tranche de pain qui tardait à venir…

 Ce qu’il y a de bien lorsqu’on a été privé d’un tas de choses, nourriture y compris, c’est que le bonheur ou l’instant de bonheur, vous parvenez à le trouver dans ce qu’il y a de plus basique.

 Raison pour laquelle, à la maison, les armoires sont toujours remplies de victuailles. C’est un plaisir sans nom de regarder mon fils manger ce qu’il aime, quand il le souhaite, de le voir mordre dans du gâteau au chocolat avec délectation…

 Je suis loin d’être celle que vous imaginez…, comme je l’ai déjà dit précédemment,  les mots que je couche ici, sont une façon de me libérer de mes angoisses profondes (qui n’en n'a pas ?) mais sachez-le, au quotidien il n’en paraît rien ! Je peux même vous dire qu’on me trouve sympathique ! Un peu pince-sans-rire…mais bon, on recherche ma compagnie ! Eh oui, désolée de vous décevoir mais ça arrive !

 Plus sérieusement, ne vous fiez pas aux apparences et ne tirez pas de conclusions trop hâtives sur ce que sont les gens…

 C’est un peu facile de me réduire à ce que je vous confie ici. Je ne suis pas que « ça »…

 Belle journée à vous et à bientôt pour d’autres moments « déprimants »…ou pas !

 

Véro

 

 

07:43 Écrit par Amouraleuse | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note |  Facebook | | |

25 novembre 2011

Tu ne reviendras pas...

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…pourtant je t’attends, encore et encore. Encore et toujours. Désespérément. Pathétiquement.

 J’espère relire tes mots. Doux, durs…ou même cruels, peu importe. J’attends que tu viennes me remettre à ma place, toi seul en étais capable. Ma place…je ne sais même plus où elle est, ou même si j’en ai une ici-bas.

 Tu es tellement vivant pour moi…et pourtant, si silencieux, si absent… si mort.

 Je voudrais gratter cette terre sombre et froide qui te recouvre, te sortir de là, te serrer contre moi et te réchauffer le corps. Te voir ouvrir les yeux, sourire…et respirer.

 Je ne parviens pas à combler le vide que tu laisses, ce trou béant et douloureux que je pourrais désigner du doigt…juste là…sous ce cœur qui bat par habitude, parce qu’il faut bien….

 Tu ne reviendras pas, je sais…je ne le sais que trop bien.

 Tu ne reviendras pas. Tu ne reviendras jamais.

 J’ignore si l’écrire et me le répéter m’aide à m’en convaincre…ou si je cherche à conjurer le sort,  à défier le raisonnable, à te défier pour que tu me prouves le contraire et t’entendre dire fièrement : « Tu vois, tu t’es trompée, je suis revenu…! »

 La réaliste que je suis jette l’ancre dans l’improbable et quitte le navire pour ne pas sombrer.

 C’est tout ce qu’il me reste….l’espoir un peu fou de te revoir un jour, ici ou ailleurs. Aujourd’hui ou demain…

 Ne t’éloigne pas trop…j’arrive.

 

Véro

 

13:49 Écrit par Amouraleuse dans Amour | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note |  Facebook | | |

18 novembre 2011

Nous n'irons plus au bois...

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  Grandir…vieillir… ; y a rien de pire, de plus douloureux et violent.

 J’ai vraiment beaucoup de mal à accepter cette triste fatalité. Je sais qu’à quarante ans, il serait plus que temps de l’intégrer mais mes efforts restent vains. La nostalgie finit toujours par s’emparer de moi et je me laisse faire…

 Haute comme trois pommes, tout me semblait si léger et doux,  mes rêves n’avaient d’impossibles que le nom… ;  les cabanes de fortune étaient des châteaux ; un livre d’images, un aller simple pour ailleurs. Un bonbon garantissait un festin de roi… ; un baiser sur la joue, une déclaration d’amour éternel.

 Mon enfance se déroulait dans un environnement chahuté et n’avait rien de magique certes…mais la magie à cet âge, on l’a en soi, on la crée, on y croit. On peint le monde à nos couleurs…et ce monde me manque cruellement.

 Ensuite, le temps passe…, les pinceaux s’usent, les couleurs ternissent…

 Ce que vous gagnez en centimètres, en années, vous le perdez en candeur, en rires cristallins. Vos rêves d’antan commencent à fondre comme neige au soleil…ça y est, vous grandissez.

 Vous grandissez, et la vie se charge de vous, elle se frotte déjà les mains…avec son lots de cadeaux empoisonnés, avec ce qu’elle vous donne d’un côté pour vous le reprendre de l’autre. Pas tout de suite, dans un mois, un an, dix ans…mais elle vous reprend tout, un jour ou l’autre. La note, vous la paierez, soyez-en sûrs.

 L’âge tendre nous protège de la dure réalité de la vie…, je trouve dommage que de nos jours, les enfants y soient confrontés de plus en plus tôt.

 J’étais encore une gamine à douze ans et quand je regarde mon fils au même âge, je perçois déjà l’adulte qui pointe le bout de son nez…

 Il m’arrive d’avoir envie de perdre la tête, de pactiser avec l’ignorance pour ne plus avoir conscience de ce qui m’entoure, de ce qui m’attend…Ne plus réfléchir, m’abrutir, ne plus me torturer l’esprit avec des « Pourquoi » et des « Comment »…

 Reste à espérer qu’une maladie mentale « digne de ce nom » me note sur sa liste.

 Alzheimer, si tu me lis, je me porte volontaire.

 

 

Véro

 

12:24 Écrit par Amouraleuse dans Amour, Général | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note |  Facebook | | |

13 novembre 2011

À pleins poumons...

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L’unique fois où j’ai dû respirer à pleins poumons date certainement du jour de ma naissance,  lorsque la sage-femme a dégagé mes voies respiratoires flambant neuves et m’a  gentiment tapoté les fesses pour me faire pousser mon premier cri.

 Si j’avais su ce qui m’attendait ici-bas, j’aurais hurlé à n’en plus finir…histoire de casser les oreilles à ceux qui allaient me les casser plus souvent qu’à mon tour les trente prochaines années de ma vie, et prendre un malin plaisir à me la pourrir au passage.

 Respirer à nouveau…sans entraves, comme j’aimerais ça... 

 Prendre une immense bouffée d’oxygène et la diffuser dans chaque cellule de ce foutu corps que je trimballe comme un boulet…

 Sortir du bagne…

 Respirer vraiment…, enfin.

 M’aérer l’âme…

 Apporter un soupçon de légèreté à ce cœur lourd et mal en point, redonner vie à ces entrailles malmenées par la souffrance et la mélancolie.

 L’air ne va jamais plus loin que ma gorge, j’étouffe depuis toujours. Quoi de plus logique lorsqu’on a vécu sur le qui-vive de sa prime enfance à l’âge adulte…

 J’ai survécu plus de dix années en apnée. Le souffle coupé par la peur, par la terreur instaurée d’un père violent, buveur et incestueux…, inces-tueur.

 Aujourd’hui, ma respiration demeure difficile…, douloureuse. Ces angoisses persistantes, ces questions sans réponses, ces sensations de mort imminente m’empêchent de profiter pleinement de la vie.

 J’ai peur.

 J’ai peur tout le temps.

 Peur des autres, peur pour les autres, peur pour moi-même…

 Ceux qui croisent ma route ne perçoivent pas l’état dans lequel je suis…et c’est tant mieux. Je dissimule très bien ce mal-être. L’humour et la dérision sont des outils hors pair pour brouiller les pistes…et l’entourage n’y voit que du feu.

 Je me dis souvent que je respirerais peut-être mieux autre part, dans un environnement moins hostile, vierge de tout mauvais souvenir.

 Fuir ces vieux démons qui me talonnent…

 Accepter les mains qui se tendent…

 Changer d’air.

 Vivre ailleurs…

 Pour pouvoir enfin vivre…tout court.

  

Véro

07:56 Écrit par Amouraleuse dans Amour | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : vie, soufrance, peur, mort |  Facebook | | |

05 novembre 2011

Entrées interdites...

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Lorsque mon père a passé l'arme à gauche, il y a quatre ans, je n’ai quasi rien ressenti une fois le choc de la nouvelle dissipé. Il était mort depuis déjà bien longtemps pour moi... Mon deuil, je l’avais donc fait depuis belle lurette. Et puis la haine que je nourrissais à son égard a occulté toute forme de compassion. Il n’y a pas meilleur vaccin.

 Quand j’y pense, c’est la première fois que je perds une personne à laquelle je tenais vraiment. Ma souffrance est sans doute proportionnelle à l’amour que je lui portais…et à la place qu’il a tenue dans mon cœur durant vingt-cinq années. Ce n’est pas rien.

 Je ne veux plus revivre ça…

 Je ne veux plus revivre ce cauchemar éveillé…pourtant je sais que je suis encore susceptible d’en baver. Il y a encore des gens que j’aime ici-bas.

 Donc, j’ai fait mes comptes…

 Il est possible que je souffre encore six fois au moins. Et ce chiffre doit désormais rester inchangé. Je dois limiter les entrées dans ma vie,  dans mon cœur…Sécuriser mon périmètre.

 Moins j’aimerai, moins je souffrirai. C’est le principe des vases communicants.   Lorsqu’on y réfléchit bien, ce n'est pas si idiot…Libre à chacun d’être d’accord ou pas.

 Je sais de toute façon que le bonheur ne passera pas par moi. Je suis devenue bien trop lucide. Mes rêves ne sont plus que débris…Mes espoirs anéantis.

 Je crois que tout être humain a son seuil de tolérance au malheur, aux blessures. Le mien vient d’être atteint. Je suis une poupée de chiffon usée que l’on a laissé sur le carreau…inintéressante, presque bonne à jeter.

 Ces mots peuvent paraître sévères mais ils ne sont que le reflet de ce que je ressens, de ce que je suis devenue…après quarante ans sur cette terre.

 Gardons nos distances donc…

 Si vous ne le faites pas, il est évident que je m’en chargerai.

 Ne vous engagez pas sur une voie sans issue.

 N’essayez pas d’extraire du sang d’un caillou.

 On ne fait pas le bonheur des gens malgré eux…

 Et vous n’en serez jamais la clé.

 

 

Véro

 

 

08:52 Écrit par Amouraleuse dans Amour, Général | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note |  Facebook | | |

31 octobre 2011

Douleurs indécentes...

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C’est étrange ce sentiment de culpabilité qui commence à germer en moi…

Les jours défilent à toute allure, le monde s’agite de toutes parts, continue de tourner tant bien que mal…quant à moi je reste là, immobile, tantôt révoltée, tantôt indifférente. Spectatrice de vos vies, de la mienne qui s’effiloche.

Oui. Je culpabilise.

Je culpabilise de ne pas avoir la force de remonter la pente, de ne pas « faire mon deuil » plus rapidement, de ne pas répondre aux sollicitations de la famille, des amis…de ne pas chercher à me réintégrer dans la société… Je sens qu’on pousse là derrière…qu’on s’impatiente…qu’on me juge.

Vos mots, vos soupirs, vos silences en disent long sur votre lassitude…, je décode aussi certaines moqueries, je ne suis pas dupe. Des petites piques ici et là qui l’air de rien m’atteignent bien plus que vous ne l’imaginez.

Je remarque qu’il est des douleurs que l’on doit taire ou à tout le moins abréger. Tu peux souffrir oui,  mais souffrir en silence et de préférence, pas trop longtemps histoire de ne pas pourrir l’existence des autres…

J’ai bien compris le message.

Je persiste à dire et à penser que nous ne sommes pas tous faits du même bois ; que le mien est sans doute de piètre qualité, moins résistant aux intempéries…ou qu’il est simplement très abîmé.

Vous m’en voyez désolée vraiment.

Croyez bien que je donnerais beaucoup pour retrouver ne fut-ce qu’une once de joie de vivre, pour sortir de ce cauchemar. C’est terrible de ne plus avoir envie de vivre mais d’y être obligée…Terrible d’avoir à sourire alors que les larmes vous étouffent de l’intérieur.

Alors je comprends très bien que mon comportement du moment (qui dure, je sais) puisse dérouter…que mes humeurs sont en dents de scie, que mes rires d’aujourd’hui ne sont pas garantis pour demain, je comprends…mais essayez de me comprendre aussi, juste un peu.

Mes journées et mes nuits sont chaotiques, je peux dormir douze heures d’affilée comme je peux passer une nuit blanche à pleurer, à mes poser des questions…, à vomir ma peine seule dans mon coin, pour ne pas déranger.

Je mise tout sur le temps. Ce temps qui est censé apaiser les douleurs…donc inutile de me botter les fesses, de me bousculer pour me faire avancer, je suis au bord du précipice, vous ne feriez que m’y pousser.

 Merci.

  

Véro

 

 

08:40 Écrit par Amouraleuse dans Amour, Général | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note |  Facebook | | |

27 octobre 2011

Après toi...

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Tu aurais aimé cet automne doux et lumineux, toi qui redoutais tant ces mois incontournables, parfois impitoyables où le soleil s’efface peu à peu pour laisser place à la pénombre, à la pluie et au froid. Cette période où tu t'accrochais à ces soirées au coin du feu, un verre de bon vin à la main ; à ces petits plats mijotés, à l'écriture, à la lecture...pour t’aider à traverser ce chemin imposé de la morte saison…

 C’est si injuste que tu ne puisses pas en profiter, que tu ne puisses plus admirer et sentir le doux parfum des fleurs que tu prenais plaisir à faire pousser, que tu ne puisses plus faire glisser cette terre entre tes doigts, cette terre que tu aimais tant travailler. Ces plaisirs simples que l’on t’a volés. 

Je te dédie ces rayons de soleil qui illuminent généreusement cette journée. Cette journée de plus sans toi.

 Je viens d’aller faire quelques courses et bien que je m’efforce de rester dans ma bulle, je ne peux échapper à tous ces chrysanthèmes, ces pomponnettes qui inondent les allées des magasins, qui envahissent les trottoirs des fleuristes. Tous ces symboles qui me ramènent à ton absence, à cette torture quotidienne qui ne me laisse pas un instant de répit. 

J’ai mal. Cette sensation de brûlure intérieure semble me consumer peu à peu, j’étouffe, j’ai froid. Plus rien ne tourne rond.

 Je ne sais comment faire pour ne plus t’aimer si fort, pour te sortir de ma tête, de mes entrailles, pour me libérer de cet amour, condamné à errer dans ce néant qu’est désormais mon quotidien.

 Vivre dans ton souvenir n’est pas une solution, je le sais. Tu m’engueulerais sûrement de me voir dans cet état mais ne m’en veux pas, je fais ce que je peux.

 Je voudrais tant que tu reviennes, juste un jour ou même une heure…que je te serre contre moi une dernière fois, que je te dise ce que je n’ai pas eu le temps de te révéler, que je m’excuse pour ces mots acérés que je prononçais parfois lorsque ta sagesse empiétait sur ma déraison et mon entêtement, que tu me berces encore de tes mots..., de ton immense savoir.

 J’ignore ce que sera ma vie après toi, après cet ouragan qui dévaste tout sur son  passage.

 J’ignore ce que je vais devenir. Si je serai capable de reconstruire quelque chose de solide sur ce tas de débris sur lequel tu me laisses.

 J’ignore quand tout cela s’arrêtera, si tant est que cela cesse un jour.

 Ils disent que ça passera.

 Ils disent qu’il y a une vie après toi et qu’elle me tend les bras.

 Sans doute, mais si ce ne sont pas les tiens…, ils ne valent rien ou pas grand-chose.

 

 Véro

 

13:01 Écrit par Amouraleuse dans Amour | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note |  Facebook | | |

20 octobre 2011

Matin chagrin...

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 Je me suis levée avec la boule au ventre ce matin…

 Je connais cette sensation.

 Je sais ce qu’elle signifie lorsqu’elle s’empare de moi dès le lever du jour.

 Je sais que sont encore des nœuds de larmes, qu’elles ne sont pas loin, qu’il faudra qu’elles sortent d’une manière ou d’une autre, que je le veuille ou pas.

 Pourquoi aujourd’hui ? Je l’ignore…Je pensais pourtant aller mieux. Sans doute est-ce un trop-plein d'émotions, une accumulation de peines, de désespoir, de sourires et de rires factices…., de sentiments d’impuissance ; ou est-ce simplement l’idée de ne plus jamais pouvoir t’aimer. De ne plus pouvoir aimer tout court…

 Je fais le deuil de l’Amour. Je réalise que mon cœur n’explosera plus dans ma poitrine, que plus jamais je ne tremblerai, je ne frissonnerai lorsqu’un homme posera les yeux sur moi ou effleurera ma peau…, que plus jamais je ne désirerai quelqu’un comme je t’ai désiré toi…

 Toi, qui es parti vers cet « ailleurs » d’où personne ne revient jamais…

 Tu vois, des larmes s’échappent déjà, je le savais…je ne les retiens pas, à quoi bon…Moi qui étais persuadée d’avoir tout pleuré…voilà que je me vide encore.

 J’arrive à peine à lire ce que j’écris, l’écran est aussi embrumé que mon âme…Ce clavier dont je caresse chaque lettre semble me relier à toi…je ne contrôle plus mes doigts qui forment ces mots que je voudrais tant te dire, te crier pour qu’ils te parviennent. Dis-moi que tu les entends, je t’en prie…

 Je revois sans cesse cette croix sur laquelle ils ont gravé ton nom, elle m’obsède…Tu es tellement plus qu’un nom sur un morceau de bois…

 Je ne sais que faire de ces élans, de ces besoins de tendresse qui m’envahissent parfois, de ce cœur qui bat si fort, de ces envies d’étreintes…pour rien…Il n’y a pas de destinataire…il n’y en aura jamais plus.

 Les rêves que je fais de toi sont des bouées auxquelles je m’accroche, un peu d’oxygène pour moi qui ne respire plus qu’à moitié..

 Les rêves, les souvenirs…voilà tout ce qu’il me reste, je les imprime, les vis intensément…, me réveiller est une infinie torture, une indicible déchirure.

 La réalité finit toujours par me rattraper.

 Et tous ces gens qui m’entourent, qui me parlent encore et encore d’optimisme, du bonheur, de la beauté de la vie et de sa continuité…

Leurs mots, aussi attentionnés soient-ils ne m’atteignent pas. Le chagrin est imperméable à ces choses-là.

C’est dur la vie sans toi…

Je t'aime.


Véro

 

18 octobre 2011

N'ayons pas peur des mots...

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Voici maintenant quelques mois que je partage avec vous mes expériences passées ( bonnes et moins bonnes), mon enfance et adolescence difficiles, mon quotidien de maman célibataire, mes états d’âme, mes souffrances, mes rêves, mes réflexions sur la vie (qui n’engagent que moi, bien entendu)…Bref, tout ce qui me passe par l'esprit ou presque.

Lorsque je fais le bilan des réactions diverses, de vos commentaires, de vos messages privés, de nos échanges ; force est de constater que même si je ne fais pas l’unanimité (bien loin de là), j’ai la chance de croiser des personnes qui parviennent à me comprendre, voire à partager mes idées, ne fut-ce qu’en partie. Merci à elles.

 Mes textes, que d'aucuns qualifient de pessimistes et noirs tiennent plus de la lucidité, à mon sens. Une lucidité qui dérange souvent mais, qui n’en déplaise à certains, aide parfois ceux qui prennent la peine de lire entre mes lignes.

 Mes mots peuvent en effrayer plus d’uns, les faire fuir, les exaspérer, les blesser…J’ai parfaitement conscience que mes confessions peuvent être pénibles à lire mais vous ne devriez pas fermer les yeux devant ma réalité (elle pourrait être la vôtre un jour)…

Les insultes que je reçois parfois ne font pas le poids face aux encouragements et à l’empathie de bon nombre de lecteurs (fidèles ou de passage) à mon égard.

 Je n’ai pas honte de ce que je suis, de ce que je vous livre ici. Les choses doivent être dites, les questions doivent être posées et les mots sont faits pour ça.

 Dire ce que l’on a sur le cœur, exprimer ses incompréhensions, son désarroi, son désespoir est libérateur et fait avancer. L’écriture est le meilleur exutoire qui soit et nul besoin d’être écrivain pour s’y atteler. J’en veux pour preuve tous les blogs qui poussent comme des champignons sur la toile.

 Ces dernières semaines ont été (et sont encore) une véritable épreuve pour moi. J’ai perdu l’amour de ma vie, il y a un peu plus de deux mois et j’ai vraiment du mal à retrouver le goût des choses, un sens à cette existence…, du mal à supporter mon reflet dans le miroir. Tout m’est pénible et même si je dissimule mes tourments sous l’humour et la légèreté, je n’ai jamais trouvé la vie aussi lourde à porter qu’aujourd’hui…

 J’essaie de me convaincre que chaque jour est une étape de plus vers un bonheur que je ne cherche pas mais qui j’espère m'attend quelque part...

 Je regarde mon fils grandir, sourire et rire, c’est mon unique cadeau du moment…et sans doute ma plus belle raison de vivre.

 Je lui dis combien je l’aime…et comme il est important de se le dire même si on le sait.

 N’ayons pas peur des mots…

 

Véro

 

11 octobre 2011

Salle d'attente et compagnie...

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Y’a pas à dire,  voilà bien le genre d’endroit à ne pas manquer si tu souhaites te faire chier pendant des plombes, avoir des envies intenses de meurtre ou attraper un ulcère à l’estomac à moindre frais…!

Ce fut mon cas, pas plus tard que hier…

Je me suis dit qu’il était peut-être temps de rendre visite à mon médecin généraliste pour prendre connaissance des résultats d’une prise de sang faite en juillet dernier…Histoire d’être rassurée un tant soit peu sur mon espérance de vie…sait-on jamais !

Arrivée : 8h25.

Salle pleine à craquer.

Inventaire vite fait : des gosses qui crient, qui courent, qui pleurent….des tronches en biais qui creusent le sol déjà (ou encore) crasseux…, des commères….

Soupir de désespoir. Mouais….

Quelques jurons de derrière les fagots me traversent l’esprit…suivis de la question qui coule de source : que fais-je ? Je reste ou je me casse illico ? Bon, ben je reste…Suis pas venue jusqu’ici pour rentrer bredouille.

Regard périscopique…Une, deux, trois, quatre, cinq, six personnes devant moi…Petite estimation : quinze minutes en moyenne par tête de pipe. Résultat : 1h30 dans les dents à ronger mon frein.  Gé-nial !

Pas une chaise de libre…je m’assieds sur un radiateur qui me bousille les fesses, je sors mon MP3, je m’enfonce bien loin les écouteurs dans les oreilles… et c’est parti pour une séance de patience, qui je ne le savais pas encore, allait durer 2h15….. Excusez du peu !

Plus de deux heures à me coltiner des raclements de gorge, des cris, des pleurs, des coups de coudes, la manche d’un manteau dans l’œil, des pipelettes insatiables…Même « We will rock you » à un mal fou à couvrir leur voix criarde…Une envie de lâcher un « Vos gueules ! » me tord les entrailles…, j’ai les mains moites, le bout des doigts qui me démange (ça, c’est vraiment mauvais signe), mon cœur qui s’emballe…la totale.

Allez, courage Véro…tiens bon !

Inspirer, expirer…

Mon tour vient. J’ose à peine y croire. Alléluia !!!

J’entre dans le cabinet, je garde ma veste, mon foulard et tout et tout…

Je décide que l’auscultation ce sera un autre jour ! Tu me donnes mes résultats, mes prescriptions habituelles et je - me - barre !

- « Désolée, j’ai égaré vos résultats »

Je respire un bon coup…lui lance un regard peu complaisant teinté d'exaspération...

Je me retiens de passer par-dessus son bureau bordélique pour lui en retourner deux…Elle qui l’année dernière, soit dit en passant, avait aussi « égaré » mon scanner cérébral…

Je vous passe les détails et la suite de cette entrevue.

Je suis repartie en lui disant de m’appeler, si par le plus grand des hasards elle retrouvait mes résultats. J’sais pas moi, entre le panier du chien et la poubelle, voire dedans tant qu’on y est…

On est bien peu de chose...

   

Véro

 

09:26 Écrit par Amouraleuse | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note |  Facebook | | |

08 octobre 2011

Bête et moche...

 

 

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« Je m’sens pas belle » comme dirait l’autre…Cette chanson me trotte sans cesse dans la tête depuis quelque jours…

 J’ignore si mon état fiévreux de ce matin est en partie responsable de ce mal-être ou si c’est ma tristesse de ces derniers temps mais c’est ainsi,  je me sens moche et bête. Inintéressante.

 Ne vous méprenez pas, je ne cherche pas à être rassurée. Aucun mot ne pourra changer cette perception de moi-même.

 Ceux qui viennent vers moi me font peur. Je me demande ce qu’ils veulent, ce qu’ils viennent faire sur ce territoire désert, presque fantôme qu’est le mien. Ici, rien ne pousse, si ce n’est quelques cris, que personne n’entend jamais. Je les fuis avant que ce ne soit eux qui ne décident à me fuir…et comme je les comprendrais.

 Que pourrais-je leur apporter ? Des pensées, des idées sans doute tronquées d’une vie vue sous l’angle d’un prisme sombre et sans espoir. J’ai beau le tourner dans tous les sens, aucune lumière ne perce, aucune couleur…rien.

 J’essaie pourtant de me convaincre que je me trompe mais ces efforts m’épuisent. Je n’ai plus de courage, plus de force…ou plus l’envie, peut-être…

 Je réserve le peu de ressources qu’il me reste pour mon fils. Je joue le jeu d’une maman « bien dans ses baskets » parce qu’il n’a pas à payer pour mes états d’âme, qu’il mérite une vie heureuse…et surtout parce que je n’ai pas le choix. Je suis une mère avant tout.

 J’espère trouver la vie belle un jour, et surtout le penser, vraiment. Mais là , je me sens prisonnière. Coincée entre le marteau et l’enclume, entre l’envie de vivre pour les autres et celle de mourir pour ne plus avoir à subir le quotidien.

 Le premier l’emportera. Parce que j’ai toujours pensé aux autres en priorité, que cela ne risque pas de changer et aussi parce que la mort me terrifie, il faut bien le dire.

 Quelle impasse…

 Puissé-je un jour relire mes mots d’aujourd’hui et les trouver ridicules, en rire et m’en moquer.

 En attendant, ne m’en veuillez pas trop, je vous promets d’y travailler.

  

Véro

07:11 Écrit par Amouraleuse | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note |  Facebook | | |

03 octobre 2011

Parce que le temps passe...

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Ça me manque de ne plus accompagner mon fils à l’école le matin. J’aimais tant ce petit moment de fraîcheur quotidien, mêlé au brouhaha de l’insouciance et de la découverte. Ces rires à n’en plus finir, ces pleurs vite oubliés sous le baiser d’une maman inquiète ou l’étreinte d’un papa-gâteau…

 Ces instants de tendresse affichée me manquent terriblement, oui. C’était mon luxe à moi…mon privilège. Une manière détournée, en partie, je l’avoue, de « vivre »  l’enfance que je n’ai pas eue par procuration.

Aujourd’hui, plus question de suivre ma progéniture sous peine de lui « taper la honte », comme ils disent tous, une fois le cap des douze ans révolu. Je ne lui en veux pas, j’ai aussi été une ado…je comprends…et puis de toute façon, les cours d’écoles secondaires ne me font pas envie. Elles ne sentent pas bon.

 L’insouciance a déjà quitté le navire pour laisser place à une violence latente et certaine. Il y a nettement moins de rires innocents. Les enfants ne jouent plus, ils forment des clans, s’enchaînent sans s’en rendre compte. Les choses « sérieuses » ont commencé. Trop sérieuses à mon goût.

 Parfois, l’idée de combler ce manque en ayant un deuxième enfant m’effleure l’esprit…mais après réflexion, je me dis que cela serait sans doute de l’égoïsme pur et simple de ma part. Refaire un bébé toute seule à quarante ans,  est-ce bien raisonnable ? Non seulement pour moi, mais surtout pour lui…Hormis l’amour, que pourrais-je lui offrir d’autre dans cette société décadente et sans avenir ?

 Je dois en faire le deuil et faire preuve de sagesse. Je ne serai pas maman une seconde fois.

 J’aurai beau tout faire pour me sentir « jeune », le temps continuera à me filer inexorablement entre les doigts…doucement mais sûrement. Rien ni personne ne pourra  combler le fossé grandissant qui m’éloigne peu à peu de l’enfance…à commencer par la mienne.

 Aux oubliettes couches-culottes, biberons, poussées dentaires et genoux écorchés…

 Au bac, les matins câlins au parfum de talc…, la petite souris, Hansel & Gretel ,  le Père Noël et toute sa clique.

 Adieu mon monde rose bonbon aux saveurs douces et sucrées.

 Parce que le temps passe…

  

 Véro

12:40 Écrit par Amouraleuse dans Amour | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : amour, enfance, école, mère |  Facebook | | |

12 septembre 2011

Ma solitude, ma liberté…

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« L’être humain n’est pas fait pour vivre seul ».

 Je ne compte plus les fois où l’on m'a sorti cette phrase…qui bien entendu n’arrange que celui qui la prononce.

 Cette affirmation mérite qu’on y apporte quelques nuances. Si c’est un fait que certains sont incapables d’apprécier la solitude à sa juste valeur, c’est aussi un fait que d’autres en font leur alliée et s’y épanouissent pleinement. Je me place évidemment dans la deuxième catégorie.

 Alors, il y a non seulement ceux qui ne conçoivent pas d’être seuls, je peux le comprendre….mais il y a surtout ceux qui n’admettent pas votre besoin d’isolement. Et là, je dois dire que je prends cette attitude comme une grave atteinte à ma liberté (ou à ce qu’il m’en reste).

 Si eux, ne sont pas solitaires, vous ne devez pas l’être non plus !

 Désolée, mais c’est pas comme ça que ça marche….pour moi.

 La solitude (la mienne en tout cas) est confortable, apaisante, sécurisante…, je  pourrais difficilement m’en passer.

 Je la trouve nécessaire, incontournable, vitale…

 Elle ne me pèse pas puisque je l’ai choisie.

 Elle m’apporte bien plus que toutes les compagnies du monde réunies. Mes quatre murs sont bien plus rassurants et protecteurs que les bras que l’on me tend.

 Vous n’êtes pas d’accord ? Peu importe… Je suis bien placée pour savoir ce qui est bon ou pas pour ma petite personne.

 Je n’y peux rien, aujourd’hui, les gens m’ennuient prodigieusement, je les tolère à très petites doses, je les sélectionne. Ils sont souvent envahissants, intrusifs. Ils empiètent sans vergogne sur mon territoire..., ça me gêne. Ils me gênent. Ouste ! Dehors !

 Quant à ceux que j’aime, je n’ai pas besoin de les voir, ni d’avoir de leurs nouvelles au quotidien. Famille, amis, petits amis….même tarif. J’aime par-delà la distance, le silence et le temps…Si problème il y a et que mon aide est requise, ils savent où me trouver.

 Vivre en société ou même en couple demande tellement de sacrifices et de concessions. Je n’ai plus la force de m’y coller. On vous en demande toujours plus, tout le temps. On vous étouffe, on vous grignote peu à peu votre espace vital jusqu’à ce que vous ne puissiez plus vous mouvoir. On vous ligote.

 Il me faut donc composer avec ce qu’on me demande clairement ou de manière implicite…. et ce que je suis capable de donner…

 Je n’ai plus l’intention de me laisser forcer la main. Je donne ce que je peux, quand je peux et surtout…..quand je veux.

 De toute manière, je n’ai plus grand-chose à distribuer. On m’a tout pris.

 Inutile de venir boire à ma source, elle est à sec.

 Inutile de m’entourer d’attentions.

 Ma solitude est la seule clé de ma guérison.

 

 

Véro

 

09:53 Écrit par Amouraleuse | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note |  Facebook | | |

03 septembre 2011

Trente jours...

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« Tu vas mieux ? »

 « Oui, ça va »….

 Que leur répondre d’autre ? Ils ne comprennent pas.

 Trente jours que tu es parti et déjà,  je me heurte à cette pression de l’entourage qui se lasse peu à peu de mes états d’âme, de ma tristesse permanente. Je me sens obligée de répondre à leur question par l’affirmative sous peine de passer pour une « plombeuse » d’ambiance, une fille pas drôle…

 Ma léthargie les ennuie, je le sais. Je perçois leur agacement, je les vois taper du pied, pester... Leurs « Tu vas mieux ? » résonnent comme des « Bon, ça y est, t’as fini de déprimer, de le pleurer, de nous pomper l’air avec ta peine ? »

 À croire qu’il m’est formellement interdit de souffrir au-delà du délai raisonnable…Que le désespoir est estampillé d’une date de péremption…

 Non, décidément, ils ne comprennent pas.

 Trente jours…

 Comment leur dire que ces jours sans toi n’ont pas effacé, ni même atténué ma douleur, pas encore.

 Comment leur dire que je n’ai pas envie que le temps fasse son œuvre, que je n’ai pas envie que tu tombes dans l’oubli, que penser à toi c’est te faire exister…, c’est dire « non » à ton absence.

 Tu es en moi. Tu es tout autour de moi. Va leur faire intégrer ça…

 J’ai rêvé de toi cette nuit, je te suppliais de rester en vie mais tu ne m’écoutais pas. Tu étais là devant moi, rangeant ta valise, sereinement…tu étais beau et souriant, comme toujours.

 Tu sais , je me surprends à en vouloir aux petits vieux que je croise, je les tue du regard, je leur en veux d’être encore en vie alors qu’ils feraient de si bons morts…tandis que toi, tu gis désormais sous des tonnes de terre, jeune encore. Ce n’est pas juste…

 Tu me manques. Je donnerais tout pour que tu reviennes…mais tu ne franchiras plus jamais le pas de ma porte. Les messages que je reçois ne porteront plus jamais ton nom. Ça fait si mal, rien que d’y penser…

 J’espère que tu m’entends là où tu es, que mes pensées et mes mots te parviennent…

 Ces foutus mots que j’aurais tant voulu ne jamais avoir à écrire.

  

 

Véro

08:26 Écrit par Amouraleuse dans Amour | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note |  Facebook | | |

25 août 2011

Ma référence...

 

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 Lorsque je t’ai dit que je t’aimerais toujours, j’ignorais à quel point j’étais dans le vrai…

 À quel point ces mots étaient lourds de sens.

 À quel point j’en paierais le prix.

 Malgré nos désaccords, nos colères, nos malentendus…

 Malgré ces foutues années qui nous séparaient et te gênaient tant…

 Malgré ces hommes, ces pansements de fortune…

 Je t’aimais d’une façon inconditionnelle, mon amour pour toi était pur et infini…

 Je revenais toujours vers toi…ou toi vers moi, quand je t’en laissais le temps.

 Je n’en prends vraiment conscience que maintenant…

 C’est terrible, c’est trop tard…

 Il aura donc fallu ce vide, ces litres de larmes, ces entrailles et ce coeur à ciel ouvert… cette lancinante et  interminable douleur…, cet impitoyable sentiment d’impuissance.

 Il aura fallu ton absence, ton silence désormais éternel…

 Je m’en veux d’avoir courbé l’échine devant tes certitudes, ta sagesse, ta fierté, ton indéfectible foi.

 Je m’en veux d’avoir baissé les bras devant l’évidence, de m’être effacée.

 Je m’en veux d’avoir gardé cet amour secret durant plus de vingt ans, d’avoir laissé couler l’eau sous les ponts,  résignée.

 Je m’en veux de ne pas avoir su décoder ces sentiments réciproques ; j’étais si jeune, si passionnée, peu sûre  de moi…toi si homme déjà, si pragmatique, si raisonnable. Je me croyais transparente et insignifiante, tu me  voyais pourtant très bien…tu savais.

 Je m’en veux tellement…

 Je ne peux plus me voir en peinture.

 Je me déteste autant que je t’aime…

 Je prendrai soin de cet amour, je te le promets.

 Par-delà la souffrance et les regrets,

 Par-delà le manque et le néant,

 Il sera pour toujours et à jamais ma référence.

 Il l’a toujours été…

 

 

 Véro

 

09:12 Écrit par Amouraleuse dans Amour | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note |  Facebook | | |

17 août 2011

No man's land...

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 Je suis fatiguée, si tu savais…

 Si fatiguée…

 Pourtant, je ne fais plus rien de mes journées, juste le strict nécessaire. Je tourne en rond. Plus rien n’a d’importance.

 Je passe mon temps à t’attendre, à guetter je ne sais quel signe qui me dira que tu n’es pas loin. Que tu existes encore…

 Je te vois dans la rue parfois, sous la démarche assurée d’un homme que je ne connais pas. Il marche comme toi, mais ce n’est pas toi, ce ne sera plus jamais toi…

 Je suis si fatiguée, si vide…

 Les jours me semblent lourds à porter sans tes bras pour m’aider.

 Je m’accroche à nos souvenirs…pour te faire vivre encore un peu.

 Je me mens, je le sais…

 Ton nom gravé dans ma chair toutes ces années est désormais gravé dans la pierre…

 Je dois me faire une raison mais comment supporter ça, dis-moi ?

 Comment accepter l’inacceptable, l’insoutenable, l’inimaginable.

 Je suis en colère contre toi, contre tous..

 …contre ces espoirs anéantis, contre ces phrases toutes faites que j’entends chaque jour.

 …contre ceux qui me disent que tu es resté positif jusqu’au bout.  Comme si être positif était une garantie de survie, un signe de grandeur. Balivernes.

 Espérer, prier, positiver, sourire et rire ne seront jamais des remèdes miracles à l’injustice. Ça se saurait, je le saurais…

 Tu le saurais.

 Je savais que l’amour faisait souffrir mais pas à ce point-là…

 Que vais-je en faire désormais ?

 Le distribuer par miettes ici et là, je n’en ai plus envie.

 « Nul n’est irremplaçable » me dirais-tu.

 Et je te contredirais encore…

 Et tu m’engueulerais…

 Et comme j’aimerais ça…

 

 

Véro

09:52 Écrit par Amouraleuse dans Amour | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note |  Facebook | | |

12 août 2011

Parce qu'il le faut bien...

 

 

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Parce qu’il le faut bien…, je vais continuer ma route …poursuivre mon itinéraire merdique.

Parce qu’il le faut bien, je ferai semblant de les croire quand ils diront que la vie continue, même sans toi…

Parce qu’il le faut bien, je leur sourirai, je rirai…

Parce qu’il le faut bien, je leur dirai ce qu’ils veulent entendre. Que je vais mieux, que le temps a fait son œuvre et effacé ma douleur, colmaté mes déchirures…

Parce qu’il le faut bien, je remplirai avec brio mon rôle de mère, de sœur, d’amie…, de confidente…

Parce qu’il le faut bien, je me fondrai dans la masse poisseuse qu’est cette société que je fuis encore plus depuis ton départ…je ne sais où…

Parce qu’il le faut bien, je tenterai de trouver enfin un sens à cette vie. Cette vie que l’on nous donne et donnons en retour, et par dessus tout, à tout ce qu’elle nous reprend…

Un sens à ces douleurs qu’elle nous inflige injustement,  à ces médailles en toc de  bonheur éphémère qu’elle nous distribue au compte-gouttes tel un kit de survie. Ces miettes de joie et d’amour auxquelles nous nous accrochons et qui nous font dire bêtement que la vie est belle...

Parce qu’il le faut bien, je défierai la bêtise humaine et ne t’en déplaise, égratignerai impitoyablement ce dieu de pacotille qui était censé te protéger, te guérir…ce dieu que tu vénérais tant, qui t’a laissé tomber, qui t’a enlevé à moi et que je hais plus que jamais.

Parce qu’il le faut bien, je serai un bon petit soldat ; une bon petit soldat qui priera chaque jour pour mourir au combat…fatigué d’avoir trop lutté pour une guerre perdue d’avance.

Moi qui suis aujourd’hui à genoux, on me verra debout.

Moi qui suis si faible et déchirée, on me verra forte et entière.

Parce qu’il le faut bien…

 

 

 

Véro

 

 

 

 

 

07:44 Écrit par Amouraleuse | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note |  Facebook | | |

10 août 2011

Elle sans lui...

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Je t’avais dédié ce texte, il y a deux ans à peine, quand le destin s'est chargé de te remettre enfin sur ma route…et aujourd’hui tu n’es déjà plus là.

Je me retrouve à nouveau sans toi…

Toi, que j’ai aimé plus que ma vie.

 À bientôt Daniel.

  

 

************** 

    

Elle sans lui…

 

Il est des moments dans la vie, où tout semble figé.

Les jours se suivent et se ressemblent. Les heures, les minutes s’égrènent inlassablement.

Elle…elle avance, elle fonctionne presque machinalement.

Elle…elle ne pense pas. Elle ne pense plus…Elle avance, elle erre sans but.

Jusqu’au jour où…

Jusqu’à cet instant inespéré où…

Lui ; l’être qu’elle aimait secrètement vingt ans plus tôt s’offre à elle.

Elle, elle a tout fait pour l’oublier, elle en a aimé d’autres. Elle s’est fait une raison.  Elle a construit sa vie…sur les cendres de cet amour impossible.

Elle y pensait parfois, avec tendresse et nostalgie. Elle se demandait ce qu’il était devenu…

Elle se disait que jamais elle ne le reverrait. Le deuil semblait accompli.

Et le voilà, face à elle. Sans crier gare.

Son regard est resté identique. Envoûtant, désarmant…

Tout remonte à la surface. Les souvenirs, les émotions…tout est là, intact. Elle a le souffle coupé, son cœur qu’elle croyait mort se remet à battre.

Seulement voilà…

Lui, n’a jamais su.

Lui, a aussi fait sa vie…

Il a traversé multiples tempêtes…et elle n’était pas là. 

Il a ri, pleuré, souffert, crié, exulté…sans elle. Il a très bien vécu sans elle.

Que faire dans ce cas ?

Que dire ?

Lui dire ?

Passer sa route…ne pas se retourner. Surtout pas.

Elle a hésité. Très peu finalement.

Un besoin viscéral, une torture, un soupçon d’égoïsme lui suggèrent de libérer le secret.

Ce secret si profondément enfoui des années durant, déploie ses ailes…enfin.

Tu sais désormais.


Véro

 

 

10:16 Écrit par Amouraleuse dans Amour | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note |  Facebook | | |

05 août 2011

Il suffisait de presque rien...




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J’ai mal ce matin.

Tu es parti…

Je me refuse à y croire.

Tu t’es tellement battu. C’est injuste et cruel.

J’attends.

Je regarde mon téléphone et j’espère qu’il va sonner, que tu seras au bout du fil, que mes larmes cesseront enfin de couler, que je pourrai respirer à nouveau. Tu me diras que c’est une farce.

Mais rien…que le silence.

Tu es parti…

On ne s’est pas toujours compris, on s’est dit des mots durs parfois, nos discussions étaient animées…mais étrangement nos divergences nous rapprochaient.

Je te revois assis, là, près de moi, le regard clair…

J’ignorais que c’était la dernière fois.

Et ton sourire….ce sourire qui n’appartenait qu’à toi. Ce sourire que je ne verrai plus jamais.

Tu m’as tant apporté.

« Il suffirait de presque rien » me disais-tu…

Presque rien…

Jamais je ne t’oublierai Daniel.

Jamais.

 

 

Véro

  

 

08:11 Écrit par Amouraleuse dans Amour | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note |  Facebook | | |

28 juillet 2011

« NON ! »

  

 

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Qui d’entre nous n’a jamais dit « oui » tout en pensant intensément « non »… ?

 « Non ».

 Trois lettres.  Court et joli palindrome, dont j’ai fait mon allié au fil du temps.        

 Si petit mot…et si difficile à prononcer dans certaines situations qui nous paraissent (faussement)  inextricables. 

 Combien d’entre nous, ne se mettent pas la pression, au boulot par exemple, par le simple fait de ne pas oser dire non, à un supérieur trop exigeant qui vous surcharge de travail et vous en demande toujours plus.

 Combien d’entre nous ne se rendent pas à des réunions familiales ou autres avec des pieds lestés de plomb....,  acceptent des invitations à dîner chez belle-maman, chez des amis, …sans vraiment en avoir l’envie.

 Combien d’entre nous répondent « oui » quand on voudrait tant dire « non, non, non! ».

 Et tout ça pourquoi ?

 Pour ne pas blesser, pour ne pas décevoir, par peur de ne plus être aimé, admis, toléré. Il y a des tas de raisons qui nous sont propres.

 L’air de rien, en agissant de la sorte, on crée un sacré mal-être en nous. Nous ne sommes pas en accord avec nous-mêmes.

 Fut un temps où, je ne pouvais rien refuser. Je disais « oui » à tout…ou presque (faut pas déconner!).

 Au boulot, j’acceptais sans rechigner toutes les charges supplémentaires, même si je savais très bien que je n’y arriverais pas ou alors difficilement et dans un stress sans nom. Le stress est parfois porteur, mais il est aussi un impitoyable et insidieux destructeur…

Ayez-le à l'oeil. Le burn-out et la dépression vous guettent sans même vous en rendre compte.

Un beau matin, il y aura la goutte de trop... 

Le vase déborde et vous pétez un câble…et là, bonjour les dégâts.

 Dans la vie privée aussi, j’avais peine à refuser toute sollicitation, quitte à me mettre en danger…

 C’est au bord du précipice, que j’ai réalisé qu’il était temps pour moi de m’affirmer. Arrive un moment où il faut cesser de dire "amen" à tout, cesser de toujours faire passer le confort des autres avant le nôtre. Ce n'est pas de l'égoïsme, c'est de la préservation...

 Et j’ai donc commencé à dire « non »…Evidemment, ça ne se fait pas du jour au lendemain, c’est graduel. Pas si évident que ça au début de changer sa nature, ça fait presque mal. Mais avec un peu d'entraînement et de la volonté, on y parvient, enfin!

 Ce fut pour moi, une révélation ! Quelle intense sensation de liberté ! 

 Croyez-moi, ça fait un bien fou...

 Je ne dis pas « non » systématiquement bien entendu. Je dis « non », quand je pense « non », c’est tout simple !

 Soyez-en sûrs, si vous ne faites pas ça…vous vous ferez bouffer tout cru.

 Essayez, juste une fois et vous verrez le bien que ça procure. Vous verrez aussi la tête déconfite de vos interlocuteurs, un vrai plaisir. Effet immédiat garanti.

 

 Véro

07:57 Écrit par Amouraleuse dans Général | Lien permanent | Commentaires (8) | Envoyer cette note | Tags : societe, non, stop, bien-etre, assez |  Facebook | | |

24 juillet 2011

Bonne poire...

 

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Je présume que tout comme moi vous avez déjà ressenti cette désagréable impression de servir de pansement de fortune ou d’être réduit à un outil bien utile (mais jetable) par certains de vos « amis » ou connaissances qui vous sollicitent dès que leur vie part à la dérive.

Ils ont besoin d’être rassurés, plaints…ou tout simplement de poser leur tête  sur une épaule compatissante, voire plus si affinités.

 C’est vide en ce moment chez eux, il y a des manques…il leur faut trouver celui ou celle qui jouera le rôle de béquille l’espace d’un instant ; béquille qui les fera rire, oublier pour un temps la décrépitude de leur couple.

 Vous, en « bon samaritain » que vous êtes, ou un peu con c’est selon, vous vous laissez prendre au piège et répondez présent.

 Donc vous écoutez, vous êtes honoré de la confiance que l’on vous porte, vous vous investissez, compatissez, comprenez.

 Les jours passent.., vous êtes toujours là vous mais les nouvelles elles, s’estompent, deviennent de plus en plus rares jusqu’à se réduire à peau de chagrin. Là, vous réalisez que ce n’est pas votre présence en particulier que l’on recherchait mais une bonne poire sur laquelle déverser ses regrets, ses déboires, ses petits soucis quotidiens, ses « ouin-ouin »…Seulement voilà, dès que tout rentre plus ou moins dans l’ordre pour eux, vous existez moins ou plus du tout.

 Et là ça fait tilt…vous vous êtes encore fait avoir…Vous avez été la bonne poire, le bouche-trou de service.

 Je voudrais rappeler sinon apprendre à ces personnes en mal d’amour ou autre, que le bouche-trou (même virtuel) est un être vivant (si si , je vous assure). Et même qu’il pense, même qu’il lui arrive aussi de se poser des questions.

 Il lui arrive aussi d’être déçu, d’avoir mal…tout comme vous.

 Le bouche-trou n’est pas qu’une oreille, ni une éponge qui absorbe les malheurs d’autrui sans en ressortir intact.

 Le bouche-trou voudrait aussi qu’on le comprenne…et qu’on l’écoute.

 Le bouche-trou s’attache parfois, même s’il ne représente rien à vos yeux.

 Je suis un bouche-trou, je l’ai toujours été…raison pour laquelle faire confiance devient pour moi une mission de plus en plus impossible.

 Raison pour laquelle les personnes sincères que je croise paient et paieront pour les autres.

 C’est injuste mais je n’ai pas encore appris à faire le tri dans le gros tas de merde dans lequel je baigne depuis ma plus tendre enfance.

 

Désolée.

 

Véro

 

 

21 juillet 2011

Je suis malade...

 

 

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Et que les mauvaises langues qui s’agitent déjà frénétiquement à la lecture du titre de cet article se calment, je sais pertinemment bien que vous l’avez remarqué depuis un bon moment déjà…mais ce n’est pas de mon état mental dont je vais vous parler aujourd’hui…

 Je suis malade…dès que je pose le bout d’un orteil dans un hôpital. Vous allez me dire, rares sont ceux qui y vont de gaieté de cœur, en sifflotant, j’en conviens…mais en ce qui me concerne, c’est générateur d’angoisses en tous genres.

 Que cela soit pour une simple visite, pour accompagner quelqu’un, ou pour un banal examen médical me concernant, j’y entre la gorge serrée, la boule au ventre. Les hôpitaux me foutent les jetons, m’oppressent. J’aime pas l’odeur ambiante.

 Hôpital…Brrr….Ce mot me donne envie de fuir en courant. J’ai l’impression qu’il est doté d’immenses tentacules et que si j’y entre, il  finira  par m’attraper pour ne plus jamais me laisser voir la lumière du jour.

 Je déambule dans les couloirs en essayant de ne pas voir ce qui s’y passe mais par la force des choses, je suis amenée à croiser des gens au regard triste, vide, le visage blafard, creusé par la douleur,  les yeux hagards …, traînant des pieds…, trimbalant leur perfusion tel un boulet quand ils ont la « chance » de pouvoir se lever…

 J’y suis allée à plusieurs reprises ces derniers temps (beaucoup trop à mon goût), et une des dernières fois, je me suis retrouvée dans un service d’oncologie où la salle de soins était nettement visible, porte ouverte sur des images dont je me serais bien passée. Je n’y ai vu que des personnes amaigries, tenant à peine sur leurs jambes,  le crâne dégarni par des chimiothérapies à répétition, des gens portant des perruques, des foulards…des gens courageux se battant bec et ongles pour leur vie.

 Je n’aurais pas leur courage. Je le sais.

 J’évite les hôpitaux autant que faire ce peut, j’évite les examens médicaux et surtout leurs résultats…j’ai bien trop peur que l’on m’annonce une mauvaise nouvelle.  Je préfère faire la politique de l’autruche tout en ayant conscience que c’est une terrible erreur…mais je me dis que si je suis effectivement malade, je n’ai pas envie de le savoir.

 Cette façon de fonctionner m’a évidemment joué des tours…à force de nier les douleurs et les alertes, je me suis retrouvée aux urgences plus d’une fois, emportée de force, car même dans ces moments-là, je refuse d’y aller.

 En vieillissant, cette peur de cet univers (in)hospitalier s’amplifie. 

 Evidemment, l’hôpital sauve des vies avant tout…mais pour moi, il est synonyme de souffrance et d’agonie. J’arrive presque à ressentir la mort qui plane ici et là, cherchant sa prochaine victime.

 Vous l’aurez compris, cet univers aseptisé et moi, ça fait deux…les infirmier(e)s se souviennent de mes passages en général…mes refus d’obtempérer en ont agacés plus d’un(e)s. Je n’en fais qu’à ma tête…même là.

 Enfin, j’espère que je ne serai pas hospitalisée de sitôt…pour le plus grand bien du personnel et surtout pour le mien !  

 Véro

 

14:24 Écrit par Amouraleuse | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note |  Facebook | | |

13 juillet 2011

Quand on aime, on ne trompe pas…(?)

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Mais bien sûr que si, voyons ! Quelle drôle d’idée…

 Véro…, Véro…, Véro….descends un peu de ton nuage ma pauvre fille…prends le tram le dimanche (comme se plaisent à  me  dire certains). Ouvre grand les mirettes et émerveille-toi de ce « spectacle » qu’est la nature humaine.

 Depuis quand l’amour empêche-il de zieuter, charmer, tâter, embrasser,  baiser une autre femme que la sienne ? Ou un autre homme hein Mesdames…, les hommes n’ont pas le monopole de l’hypocrisie, de la trahison, du feu au cul et des démangeaisons génitales…

 Moi qui ai récemment reçu mes quarante ans en pleine poire, et qui ai un mal fou à les digérer, je me dis qu’au fond il y a des côtés positifs à mûrir. Oui, tout bien considéré, je me sens bien mieux dans ma peau que lorsque j’avais 20 ou 30 ans. Moins conne et plus sûre de moi. Je sais ce que je veux et par-dessus tout ce que je ne veux plus.

 Les années qui s’écoulent ouvrent les yeux d’une manière phénoménale…

 À force de recevoir des claques dans la gueule, ben c’est bien simple, vous vous réveillez !

 Je n’ai jamais toléré la tromperie…elle m’écœure, me rend triste et me déçoit. J’ai toujours été indignée face à ces actes d’une lâcheté sans nom. La fidélité devrait couler de source…une source intarissable.

 Mais bon, j’ai lâché du lest, mis ma naïveté et un sacré paquet de mes principes au placard…(pour ce que ça rapporte…).

 Je sais pertinemment que tout n’est pas noir ou blanc et je veux bien admettre que certain(e)s aiment sincèrement leur compagnon de vie malgré les coups de canif dans le contrat. Je peux comprendre que parfois l’on ait envie d’autre chose, envie de changer les habitudes…, envie de se rassurer sur son pouvoir de séduction ou ce qu’il en reste…

 Je peux le comprendre, sans plus.

 Ce que je comprends nettement moins, en revanche, c’est le manque de scrupules évident et l’égoïsme de ceux qui butinent de cinq à sept. Se sont-ils seulement mis une fois, juste une fois dans la peau de la personne trompée ?  J’en doute…

 Comment réagiraient-ils si les rôles étaient inversés ?

 Le couple…un leurre…une illusion, que l’on gère de plus en plus telle une entreprise. On refuse de déposer le bilan. Non pas par amour, mais par pur intérêt.

 On ne s’investit plus dans une relation, on investit c’est pas pareil.

 On a sa p’tite maison, sa p’tite auto, ses p’tites habitudes, son cercle d’amis, ses repas chez maman le week-end…ce serait con de lâcher tout ça. Alors, on s’offre des p’tits en-cas…une paire de cuisses coopérantes qui s’ouvrent et se referment sans poser de questions. Surtout sans poser de questions.

 Ensuite, il y a ceux qui se séparent…qui reforment un couple…un couple qui s’aimera au début et qui s’usera comme tous les couples.

 Le triste cycle de la vie amoureuse quoi.

 

 

 

Véro

09:52 Écrit par Amouraleuse dans Amour | Lien permanent | Commentaires (11) | Envoyer cette note | Tags : amour, adultère, relation, confiance, vie |  Facebook | | |

09 juillet 2011

Quand les sentiments s’emmêlent…

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Mais qu’est-ce donc que cette chose qu’on appelle « amour » ? Vous savez, ce cadeau empoisonné que nous recherchons tous à tout prix et dont on ne peut (soi-disant) se passer…

Rassurez-vous, je ne vais pas vous sortir les violons, les bougies, le coucher de soleil et vous assassiner les oreilles à grands coups de chabadabada.  Je ne  parle pas ici uniquement  d’amour charnel ou du sentiment purement amoureux, je parle d’amour dans le sens large.

Je parle d’attachement malgré soi, malgré les balises posées, malgré cette cuirasse censée être inviolable que je me suis construite au fil du temps.

D’aucuns (très peu) parviennent à la percer, je déteste ça. Ça me déstabilise, me fragilise…et me rend gratuitement méchante…

 - « Est-ce que je l’aime ??? 

 - Bien sûr que non !

 - En es-tu certaine ?

 - Euh….

 - Et si oui ? Comment ?

   Un peu ? Tout court ? Quand ça t’arrange ? Quand ça l’arrange ?»

  Je l'ignore. 

Sa présence me fait du bien, il est gentil, simple et spontané, il me fait rire aux éclats. Je ne vois pas les heures passer. Deux gosses.

 Un besoin se crée, une forme de dépendance…et mes signaux d’alerte se mettent en marche.

 La dépendance…quelle plaie lorsqu’on se veut profondément indépendante et ce dans tous les domaines.

 Pourquoi lui ? Pourquoi elle ? L’attachement nous prend par surprise. On commence par « tenir à quelqu’un » sans trop savoir pourquoi…le manque s’installe. On est foutu…ou presque. Il faut agir, y remédier. Devancer la souffrance inéluctable et lui couper l’herbe sous le pied.

 Les sentiments.  Il n’y a rien de plus abstrait, de plus impalpable et énigmatique…de plus dangereux…Il faut les étouffer avant qu’ils ne vous étouffent.

 Surtout ne pas s’attacher…

 Ne pas s’attacher quitte à faire fuir, quitte à devenir imbuvable, blessante, impitoyable.

 Je l’ai été…et ça a marché. Il a fui.

 Je ne lui en veux pas, je l’ai bien cherché.

Je ne m’en plains pas.

Je me plains tout simplement.

 

Véro

 

 

09:58 Écrit par Amouraleuse | Lien permanent | Commentaires (8) | Envoyer cette note | Tags : amour, amitié, sentiment, vie |  Facebook | | |

12 juin 2011

C’est le geste qui compte…

 

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La plupart d’entre nous sont d’accord là-dessus…en société.

Que celui qui n’a jamais prononcé ces mots lève le doigt ! Personne ?

Normal, vous comme moi avons sorti cette phrase toute faite, presque automatique, un jour…

C’est le geste qui compte…c’est souvent c’qu’on s’dit lorsqu’on reçoit un cadeau à chier….mais qu’on veut faire bonne figure.

Non, j’rigole (hum hum…). C’est vrai que seul le geste compte mais ça c’est au pays des Bisounours ou chez les extra-terrestres… car faut bien l’avouer,  pour beaucoup, le geste est bien loin de suffire.

Il devrait pourtant. Et pas seulement pour mettre en exergue la noblesse d’un acte.

Je m’explique…

Je prends pour exemple le cas d’une femme qui reçoit une claque de son mari. LA claque. Vous savez la toute première, celle qui est partie toute seule mais qui annonce clairement que ce ne sera évidemment pas la dernière…

Cette femme, cachant de sa main tremblante sa joue endolorie devrait avoir le réflexe de se dire « C’est le geste qui compte… » ; ne pas croire  son bourreau lorsqu’il jure par tous les dieux que jamais il ne recommencera, ne pas espérer…surtout pas, l’espoir fait vivre mais il peut aussi anéantir une vie, l’espoir peut aussi  tuer. 

Loin de moi l’intention de donner des leçons à qui que ce soit. La maturité aidant, j’analyse mes erreurs passées, je les passe au peigne fin, je me mets sur la sellette, j’observe aussi avec attention mon entourage, j’écoute…et j’en tire les conclusions qui s’imposent.

L’une d’elles est « Le geste compte », tous les gestes comptent. Ils doivent peser dans la balance. On ne doit pas les occulter.

Aujourd’hui, nul n’échappe à ma vigilance…je repère les manipulateurs plus vite que mon ombre et les personnes susceptibles de me faire du mal à court, moyen ou long terme.

Je suis sans doute une brebis égarée mais je ne me jetterai plus dans la gueule du loup.

Regardez autour de vous, ressentez, observez, scrutez tous ces gestes, ces actes posés…, ne vous laissez pas influencer, embobiner…faites-vous confiance et profitez si vous le pouvez du vécu des autres, de vos aînés. Tous ne radotent pas.

C’est le geste qui compte… dans tous les cas de figure. Bons…mais aussi mauvais. C’est un détail qui doit avoir son importance.

Sur ce, je m’en vais préparer un collier de nouilles pour ma belle-mère…

Ben quoi ? C’est le geste qui compte, non ?

  

Véro

 

 

 

 

 

08:19 Écrit par Amouraleuse dans Actualité, Amour, Général | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note |  Facebook | | |

22 mai 2011

Devenir quelqu'un

 

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ll y a de cela quelques jours, j’ai surpris une conversation entre deux dames assez âgées qui se trouvaient dans le même bus que le mien. J’étais assise face à elles, la tête appuyée contre la vitre, et l’air de rien j’écoutais avec attention leurs petits commérages. C’est un de mes passe-temps favoris : observer et écouter les autres. Un véritable puits sans fond.

 Cela n’a rien de malsain… rassurez-vous. Ce n’est pas très élégant à avouer mais, les gens que je croise sont un peu mes rats de laboratoires…J’analyse leurs propos et leurs comportements…J’fais ma p’tite étude sociologique à moi quoi…

 Une des deux dames devait avoir la septantaine bien tassée, des bagues en or à chaque main, boucles d’oreille et collier assortis. Tenue impeccable.

Sa peau, tartinée d’une couche affreusement épaisse de fond de teint brun caca d'oie trahissait un besoin manifeste de paraître plus jeune… et je me suis dit que lui faire la bise devait comporter un risque élevé de rester soudé à tout jamais à sa pommette saillante…

 Moi, si j’étais un homme comme dirait l’autre, faudrait me payer pour me farcir cette « chose »…(oui, j’suis méchante là, je sais…mais que voulez-vous, je n’ai pas que des qualités !)

 À l’écouter elle savait tout sur tout.

 ELLE avait fait ceci, ELLE avait fait cela...

 Elle avait non seulement réussi sa vie, mais était avant tout très fière de la réussite phénoménale (je cite) de SON fils.

 « Mon fils, il est devenu quelqu’un ! ».

 Mon sang ne fit qu’un tour.

 Elle enchaîna sur un descriptif détaillé des biens qu’il possédait, sur l’emploi à responsabilités qu’il occupait…, sur les vacances de rêve dans les pays les plus exotiques qu’il offrait chaque année à sa petite famille…

 Son interlocutrice opinait du bonnet sans relâche tel un chien de pacotille que l’on pose à l’arrière des véhicules…et osait de temps en temps un « Oui, c’est vrai !»

  « Mon fils, il est devenu quelqu’un ! »

 Mais qu’est-ce donc que devenir quelqu’un ?

 Ne le sommes-nous pas tous ?

 Ou  est-ce que dans « quelqu’un », on y inclut possession, argent, pouvoir…et que sais-je encore ? Pour la majorité d’entre nous, et dans l’inconscient collectif en tout cas, ça doit y ressembler.

 Inutile de vous dire que je n'adhère pas à cette façon de percevoir l’être humain.

 Nous sommes des êtres à part entière et par définition nous aussi, nous sommes évidemment « quelqu’un »…

 C’est d’une violence extrême de laisser sous-entendre que si l’on ne possède pas, on n’est pas. On n’existe pas. On n’est rien. On n'est personne. 

 Si on part de ce principe, je peux vous annoncer Mesdames et Messieurs que vous avez devant vous une femme qui n’a pas lieu d’être…que ma valeur est proche du zéro absolu et que mon passage sur terre n’apporte rien. Que ma place n’est pas ici…la vôtre non plus, allez savoir !

 Devenir quelqu’un….voilà bien une expression toute faite qui ne veut strictement rien dire à mes yeux..

 C’est un non-sens. Nous avons tous notre rôle à jouer ici-bas. Nous avons tous quelque chose à transmettre…

 Nous devenons quelqu’un dès notre premier cri.

 Et quand mon fils m’a posé la question de savoir ce que signifiait « devenir quelqu’un »…, je lui ai répondu qu’en fait il manquait deux mots à cette expression ;  que le plus important  n’est pas de devenir quelqu’un…, mais de devenir quelqu’un….de bien.

   

Véro

 

08:49 Écrit par Amouraleuse | Lien permanent | Commentaires (13) | Envoyer cette note |  Facebook | | |

07 mai 2011

Fais pas ci, fais pas ça...

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Fais comme ça…

 

Fais comme ci…

 

Fais plutôt comme ça…

 

Si j’étais toi, j’dirais ça…

 

Oooh, comment as-tu pu ?

 

Ça s’fait pas…

 

Ah mais moi, je… 

 

Tandis que toi, tu…

 

T’aurais pas dû…

 

Et blablabla…blablabla et blablabla !

 

Vos gueules les mouettes !

 

Pardonnez mon indélicatesse mais vous faites chier, vous, les donneurs de leçons. Vous, là, les « je sais tout de la vie »…qui avez tout vécu, tout vu, tout lu, tout entendu…

 

…qui vous repaissez des déboires des autres pour mieux occulter les vôtres.

 

Je l’ai déjà dit en son temps, la vie n’a pas de règle universelle et nous ne sommes pas faits (fort heureusement) dans le même moule ! Merci mon Dieu auquel je n’crois pas !

 

J’ai pour principe de ne pas me mêler de la vie d’autrui, de ne pas juger sur les apparences parfois ( même souvent)  trompeuses. On me demande un conseil, un avis, je le donne…mais je précise aussi que la décision finale doit être prise en âme et conscience par la personne concernée.

 

Je ne supporte pas cet air hautain et condescendant que s’autorisent à prendre certaines personnes quand elles vous adressent la parole. Celles-là mêmes qui ont un complexe de supériorité tellement élevé qu’elles sont incapables de s’apercevoir de leur propre médiocrité. Cela me rend agressive.

 

Nous avons tous des moments de doutes et il est bon de trouver une oreille attentive et compatissante, c’est normal, nécessaire et humain…

 

….mais lorsque je ne demande rien et qu’on vient me faire la morale avec le doigt inquisiteur en pleine poire, là je dis non !

 

Regardez vos vies minables avant de venir empiéter sur les plates-bandes de ceux qui ne vous ont pas sonné.

 

Et je ne parle pas uniquement de ma petite personne en disant cela. Suffit d’observer ceux qui m’entourent…j’assiste parfois à des scènes qui me font bondir.

 

Je parle donc aussi au nom de ceux qui n’osent pas vous remettre à votre place de crétin fini de donneur de leçons à deux balles.

 

Non mais de quoi j’me mêle…

 

Bonne journée à tous !

 

 

Véro

09:11 Écrit par Amouraleuse | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : entrer des mots clefs |  Facebook | | |